Logement

La superficie des maisons

La superficie de notre habitation compte dans notre empreinte écologique. Ainsi, lorsque cela est possible, vous pouvez choisir votre lieu de vie dans l’objectif de réduire de votre empreinte écologique.

Superficie par personne

Votre logement couvre une certaine superficie, et celle-ci compte directement dans votre empreinte écologique. Par exemple, si vous avez une maison unifamiliale sur un terrain de 400 m2, habité par quatre personnes, chacune de ces personnes aura une empreinte de superficie de logement de 100 m2. Si par contre, sur le même terrain, vous vivez dans une tour d’habitation contenant 100 logements sur 25 étages. En supposant que 4 personnes habitent par logement, on se retrouve avec 1 m2 de superficie de logement par personne.

Ainsi, de façon générale, plus on vit dans un milieu dense, moins notre empreinte écologique reliée à la superficie de logement est grande.

Dans mon cas, j’habite en ville sur un terrain d’environ 120 m2. Il y a quatre logements, et nous sommes trois à notre logement. J’ai donc une superficie de logement de 10 m2. Bientôt, cette superficie diminuera, puisqu’un 4e membre de la famille s’ajoutera.

Tendance

La tendance des 50 dernières années a généralement été une réduction de la taille des familles et une augmentation de la superficie des logements. Aux États-Unis, en 1973, une famille comptait en moyenne 3.01 individus et vivait dans 156 m2 (51.8 m2 de superficie de logement par personne). En 2013, il y avait 2.54 individus et 249 mètres carrés pour vivre (98 m2 de superficie de logement par personne). Et ces chiffres ne tiennent compte que de la superficie du terrain, pas celui du terrain, qu’on peut imaginer beaucoup plus grand. La tendance se veut à une la hausse des superficies de logement.

Au Canada, les résidences ont en moyenne 176.5 mètres carrés, alors que les Britanniques vivent dans 74 mètres carrés en moyenne et les Chinois 56 mètres carrés, pour des tailles de famille semblable.

Les Nord-Américains ont de grosses maisons, ce qui influence à la hausse leur empreinte. Une grande maison vient aussi avec un grand terrain qu’il faut entretenir. La maison doit être meublée et équipée, et comme on a beaucoup de place, on a tendance à y accumuler beaucoup d’objets. Tous ces éléments incitent à la consommation, ce qui fait augmenter l’empreinte écologique indirectement.

Facteurs culturels et autres

Voici, selon moi, quelques raisons pour lesquelles la taille des maisons a augmenté. C’est basé sur mes observations et ma culture, et elle n’est probablement pas valable partout dans le monde.

D’abord, la population générale s’est enrichie. En ayant des emplois plus payants et plus d’argent, une partie de la population est devenue propriétaire. Avec plus d’argent, on peut acheter ou se faire construire quelque chose de plus grand que ce que l’on quitte. Tranquillement, on se retrouve avec des maisons de plus en plus grandes, et souvent de plus en plus éloignées des centres urbains, là où il y a de l’espace pour les construire. Car, qui veut payer plus cher pour avoir moins d’espace?

Un autre facteur est l’espace nécessaire pour les enfants. À une certaine époque, il était possible de faire dormir quatre enfants dans la même chambre jusqu’à l’âge adulte, jusqu’à ce qu’ils quittent le foyer pour fonder leur propre famille. Maintenant, la norme est que chaque enfant ait sa chambre, pour avoir de l’intimité. Il est aussi plus accepté que les petit(e)s ami(e)s restent à dormir. Chose qu’on ne peut pas vraiment être fait avec trois frères ou sœurs dans la chambre.

Je pense qu’une autre raison est notre besoin d’espace. N’oubliez pas qu’on est avant tout des animaux! Alors, au fond de nous-mêmes, on ne veut pas se sentir enfermés, alors, une maison bien grande avec un très grand terrain, ça nous fait du bien (il faut bien sûr être capable de se le permettre).

Les minimaisons

Vous avez surement entendu parler des minimaisons. Elles sont design, minimaliste et écologique. Je les trouve aussi très jolies et elles contiennent que le nécessaire, l’essentiel au mode de vie minimaliste. On y voit un couple bien heureux, qui regarde par la fenêtre un splendide paysage.

Malgré tout l’engouement pour les minimaisons, il n’y aurait pas beaucoup de personnes qui en achètent. Selon moi, c’est pour ces principales raisons :

  1. Nous ne sommes pas tous dans une relation fusionnelle. Être dans la même pièce que son/sa conjoint.e 365 jours par année, ce n’est pas pour tout le monde. Une semaine ou deux, ça va, un peu comme quand vous êtes dans un hôtel, en camping ou en chalet, mais tous les jours, pensez-y bien.
  2. Il faut accepter de dormir dans la même pièce que son réfrigérateur – et tous ses autres électroménagers. Assurez-vous qu’ils soient silencieux.
  3. Il ne faut pas vouloir d’enfants. Les jours de pluie, mon garçon fait des aller-retour en courant entre l’avant et l’arrière de notre logement. Si on avait une minimaison, sans place pour courir, je pense qu’il exploserait, littéralement.
  4. Il ne faut pas vouloir recevoir de la visite, ou très peu (ça peut être un point positif pour certaines personnes).

Vous me direz que j’oublie l’espace extérieur de la minimaison. Là ou on peut s’échapper de notre conjoint.e, faire courir les enfants et recevoir nos amis. Oui, mais comme le terrain compte dans le calcul de la superficie de logement, si vous avez un immense terrain avec une minimaison, vous utiliser beaucoup de superficies de logement. Vous n’améliorez pas votre empreinte écologique sur ce point.

Je fais ma cynique ici, mais je pense que les minimaisons sont une belle option pour certains types de personnes. J’aime beaucoup celles qui sont mobiles, elles deviennent des roulottes modernes. Entre le palais et la minimaison, il existe un juste milieu, où l’on peut vivre confortablement, tout en ne gaspillant pas d’espace.

Ma technique pour vivre dans du petit

Je vis dans un logement qui est grand pour un milieu urbain dense (100 m2) et compte trois « chambres ». Pourtant, je trouve que mon logement est bien plein, malgré les nombreux meubles de rangement.

Je ne connais personne qui a des pièces inutilisées chez lui. Les pièces superflues se retrouvent généralement remplies de boite de « au cas où », d’une « salle de sport » ou d’une « chambre d’ami », qui servent bien rarement. Quand on a de l’espace, on finit toujours par le remplir! Cet espace justifie souvent des achats impulsifs et l’accumulation de biens.

Pour vivre dans plus petit, il faut d’abord accepter qu’on n’ait pas beaucoup de place. Il m’est souvent arrivé de refuser des cadeaux ou donations, car il n’y a pas suffisamment de place dans notre logement. Il faut prendre le temps de se demander si on utilisera assez fréquemment le nouvel objet pour que ça vaille la peine de l’avoir chez nous et si on a un endroit ou le mettre. Les minis-entrepôts coûtent très cher et vous reviennent rapidement plus cher que le coût de location, ou même de l’objet lui-même. Chaque nouvel objet qui entre dans la maison doit être réfléchi longuement. À moins d’une urgence, on réfléchit environ 3 mois avant de faire entrer un nouvel objet dans la maison.

Misez sur des objets multifonctionnels et à rangement compact. J’ai remarqué qu’il y avait de plus en plus d’objets en vente qui n’ont s’une seule fonction, et que cette fonction est souvent superflue. L’exemple qui me vient en tête est ce contenant pour faire cuire des œufs durs. Il semblerait que la coquille de l’œuf n’est pas un bon « contenant » et trop complexe à enlever une fois l’œuf cuit. On vous vend donc un petit contenant dans lequel vous devez casser votre œuf, pour ensuite le faire bouillir. Mais attention! Le fond du contenant est plat. Ainsi, votre œuf cuit ne roulera pas hors de votre assiette, quel superbe avantage! Cet exemple est plutôt évident, mais quand vous choisissez un objet, assurez-vous qu’il vous apporte un réel avantage.

Malgré tout, on peut se retrouver encombré. C’est pourquoi un « grand ménage du printemps » peut être utile de temps en temps. De façon générale, si vous n’avez pas utilisé un objet au cours de la dernière année, vous ne l’utiliserez pas dans les années à venir. Pas besoin de le garder. Proposez-le à vos amis, vendez-le ou donnez-le à un organisme de charité. Vous n’en avez probablement plus besoin.


Alors, si vous souhaitez réduire votre empreinte écologique, une des options pour le faire serait de vivre dans plus petit. D’abord, vous réduisez de façon directe la superficie de terre que vous occupez. Ensuite, vous avez l’effet indirect de consommer moins d’objets, car vous avez moins d’espace pour les entreposer.

Références

Bérard, D. (2014, février 27). Les maisons américaines grossissent et les canadiennes rapetissent. Récupéré sur Les affaires: https://www.lesaffaires.com/blogues/diane-berard/les-maisons-americaines-grossissent-et-les-canadiennes-rapetissent/566760

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